Diplômé de l’Université Paris Nanterre, Panagiotis Grigoriou, historien et ethnologue, publie un ouvrage singulier qui nous plonge au cœur de sa première enquête de terrain réalisée en 1989 sur l’île de Lesbos.
À travers ce carnet de terrain, enrichi aujourd’hui par le regard et l’expérience d’une vie professionnelle, il offre un témoignage sensible sur une Grèce populaire en voie de transformation et sur le travail ethnographique au plus près du réel. Un livre à la fois mémoire, transmission et invitation à observer le monde avec attention.
Panagiotis Grigoriou est titulaire d'une Maîtrise en ethnologie (1990) et d'un DEA d’anthropologie sociale (1991) de l'Université Paris Nanterre.
Titre de l’ouvrage : Carnet d’un jeune ethnologue à Lesbos (1989) : Voyage dans la Grèce oubliée des pêcheurs à la sardine, en anticipation subjective du chaos à venir (Éditeur: Aperopia)
Pouvez-vous nous présenter votre ouvrage en quelques mots ?
Il s’agit de mon carnet de notes de jeune ethnologue, encore étudiant à Paris Nanterre en 1989, issu de ma première enquête de terrain. C’est un voyage dans la Grèce oubliée des pêcheurs de l’île de Lesbos, à l’instar des récits de voyageurs du passé.
L’exercice ethnographique initial, c’est-à-dire le texte « brut » authentique, est enrichi par un saut temporel via des notes en bas de page et des illustrations d’alors, destinées aux lecteurs francophones d’aujourd’hui.
Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ce livre ?
J’ai considéré, avec le recul, que ce « vieux » carnet à tout faire où l’on note tout — à la fois journal de bord, débuts d’entretiens retranscrits, observations en vrac et mémento — est bien plus éclairant que les productions universitaires qui s’ensuivent.
Sa publication offre aux jeunes ethnologues et aux spécialistes des sciences humaines une vue authentique des enquêtes de terrain.
À qui s’adresse-t-il ?
Cet ouvrage s'adresse aux étudiants actuels, aux chercheurs, mais aussi à un large public curieux des transformations du monde contemporain et de la Grèce.
J’espère que le livre trouvera son public et que sa lecture offrira un autre reflet du miroir ethnographique : un regard proche, un kaléidoscope de points de vue foisonnants, plus âpres et profonds que les clichés touristiques sur la Grèce, avec des notes d’humour et de nostalgie.
Y a-t-il une idée forte ou un message que vous souhaitez transmettre ?
Ce livre constitue un témoignage sur une époque déjà éloignée et pourtant annonciatrice de notre modernité. En immersion dans ce qui demeure encore authentique en ce triste et beau pays grec, il peut servir d’exemple aux générations suivantes quant à la nécessité de témoigner sur son temps.
C’est en somme mon premier texte d’ethnologue, alors « en devenir », publié près de quarante ans plus tard et désormais annoté sous l’emprise de l’expérience professionnelle et intellectuelle de toute une vie.
Un mot pour la communauté Paris Nanterre Alumni ?
Je salue chaleureusement, à cette occasion, les anciens collègues et amis d’antan et, pour certains, des amis de toujours, ethnologues et historiens.
En préparant l’édition de mon carnet, j’ai repris contact avec certains anciens collègues, alors étudiants à Paris Nanterre, et nos retrouvailles ont été particulièrement émouvantes.
Toute la communauté Paris Nanterre Alumni félicite chaleureusement Panagiotis Grigoriou et lui souhaite le meilleur succès pour la diffusion de cet ouvrage.
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