Le Japon est souvent présenté comme un pays de contrastes, où traditions sociales fortes et innovations technologiques coexistent au quotidien. Ces tensions se retrouvent aussi dans la manière dont les relations amoureuses évoluent. Mariage, famille, attentes sociales : face à ces cadres encore très normés, certaines formes d’attachement prennent aujourd’hui des chemins inattendus.
Podcast : Au Japon, l’amour en mode virtuel
L’émission 8 milliards de voisins de RFI a consacré un épisode à ces évolutions, en s’intéressant aux relations affectives virtuelles au Japon.
À cette occasion, Agnès Giard est intervenue pour analyser ces pratiques à partir de ses travaux de recherche.
Jeux de romance, personnages fictifs, avatars : loin d’être de simples curiosités technologiques, ces formes d’attachement s’inscrivent dans un contexte social marqué par la baisse de la natalité et l’évolution des modèles familiaux au Japon.
Agnès Giard est alumna, docteure en anthropologie de l'Université Paris Nanterre (2015) et chercheuse associée au Sophiapol (EA3932).

🎧 À écouter : « Au Japon, l’amour en mode virtuel », émission 8 milliards de voisins (RFI)
Livre : Les Amours artificielles au Japon (Albin Michel, 2025)
Les analyses présentées dans l’émission s’inscrivent dans un travail de recherche plus large, développé dans l’ouvrage Les Amours artificielles au Japon – Flirts virtuels et fiancées imaginaires, publié en 2025.
Fruit de plusieurs années d’enquête, ce livre explore la manière dont certaines personnes au Japon réinventent les formes de l’attachement amoureux, à la croisée des normes sociales, de la technologie et de l’imaginaire.
📖 À lire : Les Amours artificielles au Japon (Albin Michel, 2025)
Un travail de recherche reconnu
Ces travaux s’inscrivent dans une réflexion de long terme amorcée dès la thèse de doctorat d’Agnès Giard à l'Université Paris Nanterre, intitulée « Humanité désirée, humanité simulée. Étude de l’effet de présence dans les objets anthropomorphiques au Japon ».
Cette recherche a été distinguée par le prix spécial du jury du Prix de thèse 2016 de la Maison Archéologie & Ethnologie René-Ginouvès, saluant l’originalité et la profondeur de son analyse des relations entre humains et entités anthropomorphiques dans le contexte japonais.
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